Juger les autres
Bien-être

Juger les autres, est-ce se condamner soi-même ?

De l’importance de ne pas juger les autres

On a tou·te·s autour de soi quelqu’un qui a la critique facile – si ce n’est pas soi-même. Il peut être tentant de succomber au jugement de l’autre, sans mesurer ses propos. Ce sont des choses que je remarque particulièrement en ce moment, dans la vie et sur les réseaux sociaux : face à la pandémie, nous n’avons pas tou·te·s les mêmes réflexes, ni le même niveau d’informations, et on peut juger hâtivement les autres pour leur sur-prudence ou leur laisser aller prétendus.

Pour être honnête, je pouvais avoir il y a quelques temps une approche très insolente envers certaines personnes, de façon isolée ou bien répétée. Cela pouvait être pour tout et n’importe quoi ! Et, bien que je ne sois pas exemplaire en termes de positivité et de vitalité, j’ai le sentiment de m’être extirpée de ces jugementst non-constructifs.

Après réflexion, j’ai su identifier pourquoi je ne juge plus les autres comme autrefois et je souhaitais partager ça avec vous, car, de mon sentiment personnel, moins on juge et plus notre liberté augmente. Vous entendez bien que je parle du jugement dans le sens « expression d’un ressenti psychologique ».

Être ouvert·e d’esprit

J’ai toujours cru que j’étais une personne ouverte d’esprit, parce que je pouvais aimer les autres, peu importe leur genre, leur âge, leur style de vie, leur couleur de peau, leurs opinions politiques, etc. Mon entourage a toujours été très hétéroclite et je pensais que c’était synonyme d’ouverture d’esprit. Et bien que cette attitude facilite les échanges avec les autres, j’ai compris que la vraie ouverture d’esprit (pour moi) consistait à laisser les gens libres d’être eux-mêmes et apprendre de leur façon de penser.

L’ouverture d’esprit permet de tolérer ce qui nous entoure. Je n’ai pas de conseil magique pour le devenir si vous ne l’êtes pas, mais en essayant de voir les choses sous d’autres perspectives, peut-être que vous vous libérerez de certaines pensées limitantes qui vous causeront du tort, à vous avant tout.

Sans tolérance et sans ouverture d’esprit, un bon nombre de véganes et éco-anxieux·ses comme moi suffoquerait non-stop d’être sur cette planète.

Être en accord avec soi-même

Clairement, j’ai assisté à beaucoup de conférences depuis le confinement (notamment dans le cadre professionnel), et j’ai systématiquement entendu dire : « Soyez vous-mêmes », « Assumez vos pensées ». Mais dans un monde justement prédominé par les jugements et les pressions sociétales : comment atteindre cet état d’accord avec soi ?

Trouvez ce qui est important en vous et pour vous et tenez vous-y. Ayez confiance en vos opinions, parce que vous avez certainement cheminé pour y croire. Ce qui est valide pour vous ne l’est pas forcément pour les autres, et inversement. La quête d’approbation dont une majeure partie d’entre nous est ou a été victime est contre-productive pour s’épanouir.

Ne pas céder à la méchanceté

À quoi bon être méchant·e, sincèrement ? Quelle personne sera la première à en pâtir selon vous ? Que ce soit vous ou l’individu que votre méchanceté vise, envoyer une balle en plomb là où on pourrait semer une graine fertile peut être une source de blocage puis alimenter l’indésirable cycle frustration > agressivité > jugement.

Si ça peut faire mal, on ne peut pas mesurer la douleur que cela provoquera, alors autant tout simplement éviter.

Jauger ses énergies avant de parler

Quand je vais mal (vraiment mal), il m’arrive de me laisser happer complètement dans un torrent de ressentiment et d’agressivité : c’est dans ces moments-là qu’on est le plus à même de tenir des propos hâtifs en discordance avec les réalités habituelles. Personne n’est parfait.

Réfléchir avant de parler, ça peut coûter sur l’instant mais éviter des heures, voire des jours ou bien plus de ruminement ou de réparation. Aujourd’hui, dans notre société digitalisée, les relations asynchrones ont augmenté et dans ces cas-là : personne ne vous force la main pour répondre tout de suite à une contrariété ou vous exposer à la moindre envie de juger.

En toute franchise, je vous donne ces conseils, mais je continue parfois à foncer vers mes amies pour leur raconter la moindre mésaventure ! Heureusement qu’elles sont là (et pas seulement elles #Jojo)

N’est jugée que la personne qui agit

La plupart du temps, j’ai le sentiment qu’on va juger les autres parce qu’on n’a pas la vie qu’on voudrait avoir. Les personnes frustrées sont plus enclin à être agressives et à tourmenter les autres en plus de se tourmenter soi-même.

Seules les personnes qui font des choses peuvent réellement essuyer la critique. Et ce sont celles qui ont la possibilité d’être en constante amélioration.

Vous vivez avec vous-mêmes et votre propre esprit, alors vous pouvez ensemble choisir ce que vous préférez :

  • Essayer d’être et d’accomplir des choses qui vous font grandir ;
  • Observer superficiellement ce qui vous entoure et, bien souvent, en tirer des conclusions hâtives

Se juger soi-même en jugeant autrui

Juger les autres comme passe-temps ou pour meubler une conversation laisse signifier que vous n’avez rien de mieux à faire à l’instant présent. Est-ce vraiment la façon dont vous souhaitez dépenser l’énergie que vous avez ?

Juger les autres peut être écrasant et réellement destructeur – que ce soit pour vous ou la personne qui intercepte votre message.

S’il vous importe d’émettre votre « jugement » sur autrui : essayez de mesurer vos mots et de ne pas condamner une personne pour une action qui vous a déplu.

Prenez soin de vous.

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